" Il est seulement avec le c½ur qu'on peut voir correctement, ce qui est essentiel est invisible à ½il."




Antoine de Saint-Exupéry



« Elie, jeune adolescente pour qui la vie a toujours été plus ou moins gaie,
a toujours pu compter sur ses amis. Mais le jour de ses 18 ans, tout sombra.
Un drame se produit, et va changer radicalement la vie de 2 personnes :
Elie, et Mathias, son meilleur ami. Quel effet cela va-t-il avoir sur leur avenir ?
Elie va-t-elle résister à l'envie de revenir, depuis qu'elle est partie faire ses études à Nice ?
Et Mathias achèvera-t-il un jour sa phrase ? Ou restera-t-elle inachevée à jamais ? »



# Posté le mardi 14 juillet 2009 21:22

Modifié le mercredi 22 juillet 2009 18:51

Chapitre 1

_______________________________

-Elie ? Ma chérie ?
-Quoi ?dis-je d'une petite voix ensommeillée.
-Elie ?
-QUOI ?dis-je d'une voix agacée, prenant presque conscience qu'il était apparemment l'heure de se lever.
-Nous pouvons entrer ?
Mais qu'est-ce qu'ils me veulent à cette heure là ? Je dormais si bien...
-Elie, réveille toi ma puce.
-Mais pourquoi ? Vous ne pouvez pas me laisser dormir un peu ?
-Il est onze heures !
-Et alors ?
-Et alors Joyeux anniversaire !
-Quoi ?dis-je, affolée, sautant de mon lit. Ce n'est pas possible, nous ne sommes pas déjà le onze... Je me dirige à petits pas vers mon calendrier, les yeux gonflés par la fatigue, trébuche sur mon tapis, et me rattrape à temps en m'accrochant à mon armoire. J'atteins enfin mon calendrier, et m'aperçois que nous sommes bien le onze. Soit je rêve, soit j'ai dormi pendant des jours. Je ne me souviens même pas qu'hier nous étions le dix. Mais alors... Ca y est ! J'ai enfin 18 ans ! Je cours ouvrir la porte à mes parents, qui étaient en train de s'impatienter. Je leur ai sauté dans les bras, ils n'ont même pas compris pourquoi.
-Doucement ma chérie ! C'est ton anniversaire qui te rend aussi euphorique que ça ?
-J'ai enfin 18 ans !!
-Ca y est Elie, tu es maintenant majeur. Et nous allons vieillir seuls dans cette maison, n'est-ce pas François ? dit ma mère, un brin de nostalgie dans la voix, sachant très bien que sa fille partirait faire ses études, et qu'elle elle ne pourrait plus aller la réveiller le matin, lui préparer son petit déjeuner préféré, lui laisser couler un bain pendant une heure pour qu'elle se détende après une longue journée au lycée, ne plus lui dire bonne nuit le soir...Tout ça lui manquera, et elle ne se sentit pas prête pour l'instant à lâcher sa fille, sa seule fille...
-Oui, affirma mon père, nous allons croupir dans cette maison jusqu'à la fin de nos vieux jours, dit-il, lui aussi avec nostalgie, mais présentant tout de même une petite pointe d'humour.
-Ne gâchez pas ma journée ! Nous n'en sommes pas encore là, alors n'y pensez pas, s'il vous plaît. On mange quoi ce midi ?dis-je d'un ton gai, me rendant compte que j'avais faim compte tenu de l'heure qu'il était.
-Ton plat préféré ma puce ! Nous avons tout préparé ce matin avec ton père. Salade de lardons, pâtes au saumon, et en dessert, un fondant au chocolat nappé de crème anglaise avec une pointe de chantilly, comme tu l'aimes !
-Waouh, vous me gâtez !
-On n'a qu'une seule fois 18 ans Elie, alors autant en profiter !

Impatiente de manger ce repas qui m'avait tout l'air délicieux, je filai dans la salle de bain prendre un bon bain, puis me séchai la tête, me maquillai, et fût fin prête à sortir. Mes parents me firent mille compliments, puis nous passâmes à table. Le repas fut délicieux, et se déroula dans la joie. J'annonçai à mes parents que je sortais avec mes amis le soir même, pour fêter mon anniversaire. Contrairement à ce que j'aurais pu penser, ils prirent la nouvelle assez bien. Je passai l'après-midi avec eux, histoire de ne pas culpabiliser de les laisser seuls ce soir. Nous sommes sortis nous balader, par ce beau temps du mois d'août, dans le grand jardin de mes parents. Nous avons pris le goûter dehors, près du lac, assis dans l'herbe, notre reste de fondant au chocolat posé dans une assiette sur la couverture posée sur le sol. Le calme qui régnait était apaisant. J'en profitai pour observer mon entourage, ce jardin où j'ai grandi, où j'ai fais mes premiers pas l'été de mes un an, où j'ai fait ma première galipette dans l'herbe, où j'ai fait de la balançoire pour la première fois, où tant de fois j'ai joué à colin Maillard avec mes copines...

Et maintenant j'ai 18 ans, c'est peut-être l'une des dernières fois que je contemple ce jardin si beau, respirant la pureté de toutes ces fleurs, que j'ai tant de fois admirées étant petite, lorsque ma mère les plantait, puis que je pouvais enfin, au bout de quelques temps, sentir leur odeur si douce, les arroser chaque jour pour qu'elles sentent davantage meilleur comme me disait maman. A cette époque, j'étais jeune et naïve, je pensais qu'il suffisait d'arroser les fleurs et de leur dire qu'elles étaient belles pour qu'elles dégagent leur arôme...Mes parents bavardaient gaiement, ils avaient l'air heureux de passer cette journée avec moi, même si ils savaient que les jours étaient comptés. Je vais bientôt devoir partir faire mes études. Quand je vais leur annoncer que je pars à Nice, ils vont tomber des nues. D'ailleurs, il faudrait bien que je me décide à leur dire. Mais pas aujourd'hui, je ne voudrais pas gâcher leur journée. C'est si important pour eux de passer mon anniversaire en famille. C'est une tradition depuis que je suis toute petite, et je n'ai pas passé un seul anniversaire sans mes parents. Ma tante et mon oncle ont pris pour habitude de passer vers dix-sept heures, et c'est ainsi depuis dix-huit ans. D'ailleurs, ils ne devraient pas tarder. Je m'attarde encore quelques minutes, respirant l'air pur de la forêt environnante, l'odeur des hautes herbes du champ voisin, mêlée à l'arôme des fleurs, et je me sentis plus légère, respirant le bonheur.

Je me lève enfin, prends l'assiette vide qui contenait le gâteau il y a quelques instants, et l'emmène dans la cuisine, laissant mes parents seuls dehors. Je sortis voir au portail si mon oncle et ma tante arrivaient, mais toujours rien. Bizarre, il était déjà dix-sept heures quinze, et ils n'étaient toujours pas là. En dix-huit ans, ils n'ont jamais changé l'heure de leur arrivée, c'était dix-sept heures, et ils s'y tenaient.
Je m'avançais jusqu'à la boîte aux lettres, l'ouvrit, et découvrit une enveloppe. Je reconnus immédiatement l'écriture de ma tante.



________________________________

Voici le premier chapitre !
Ça vous plaît ?
Alors, que pensez-vous qu'il est arrivé à l'oncle & à la tante d'Elie?
N'hésitez pas à laisser des critiques, positives ou négatives, selon si ça vous a plu !
Ceux qui veulent être prévenus, faites-le moi savoir ;)

# Posté le mardi 14 juillet 2009 21:35

Modifié le mercredi 15 juillet 2009 12:47

Chapitre 2

________________________________

Je m'avançais jusqu'à la boîte aux lettres, l'ouvrit, et découvrit une enveloppe. Je reconnus immédiatement l'écriture de ma tante.
Elie,


___Nous pensons très fort à toi avec Robert, mais nous n'avons vraiment pas pu nous déplacer pour te souhaiter un très joyeux anniversaire, à notre grand regret. Ne t'inquiète pas, nous allons bien.
Encore une fois, nous te souhaitons un très joyeux anniversaire, et nous te joignons un petit chèque pour tes étrennes personnelles. Nous t'embrassons très fort,


Robert et Jeanne.


En effet, un chèque était déposé dans l'enveloppe. Ils m'avaient encore plus gâtée que l'année précédente. Mais je m'inquiétais tout de même de leur absence. Pourquoi n'ont-ils pas pu se déplacer ? Je ferais mieux d'en parler à mes parents. Je les rejoignis dans le jardin, ils étaient toujours là, bavardant comme deux adolescents, allongés sur la couverture, le bras de mon père passé sous la nuque de ma mère.
-Maman ? Papa ?dis-je en m'approchant d'eux.
-Oui ?
-Robert et Jeanne ont laissé une lettre, ils disent qu'ils sont vraiment désolés mais qu'ils ne peuvent pas se déplacer, qu'ils vont bien, mais ça m'inquiète vraiment. Ils n'ont jamais loupé un seul de mes anniversaires !, me lamentais-je.
-Je ne sais pas ma chérie, dit ma mère, ils ont peut-être une panne de voiture.
-Oui, enchaîna mon père, peut-être que c'est pour cette raison.
-Comment expliquez-vous alors que la lettre ne soit pas timbrée ? J'ai été au courrier ce matin, elle n'y était pas.
-Ils ont peut-être envoyé quelqu'un pour la placer dans la boîte aux lettres, dit ma mère.
-Moi je crois qu'ils n'avaient pas envie de me voir.
-Ne dis pas ça Elie ! Je suis sûre qu'oncle Robert et tante Jeanne voulaient te voir, tout simplement ils ont dû penser qu'ils nous dérangeraient en un jour si spécial !
-Mais tous mes anniversaires ont été spéciaux, et jamais ils n'ont mis une lettre disant qu'ils ne pouvaient pas se déplacer !rétorquais-je.
-On ne sait pas Elie. Tu n'as qu'à les appeler, tu seras fixée.
-C'est ce que je vais faire, oui, dis-je d'un ton ferme.
Je vais leur demander des explications, ils ne vont pas gâcher ma fin de journée tout de même. Je me dirigeais vers le salon, prit le combiné, et composai le numéro de téléphone de mon oncle. Ca sonne dans le vide. Je tombe sur le répondeur. Je raccroche, et décide de les rappeler plus tard. Je trouve cela extrêmement étrange. Tant pis, je vais essayer d'oublier ce petit incident et profiter de ma fin de journée. Dans une heure, j'irais me préparer pour sortir avec mes amis. Mathias devrait passer me chercher vers dix-neuf heures. J'ai toujours pu compter sur lui. Nous nous connaissons depuis la maternelle, et nous ne nous sommes jamais séparés, sauf lorsqu'il est passé en sixième et que moi je passais en cm2. Car Mathias a un an de plus que moi. Cette petite différence ne nous empêchait pas de jouer ensemble, nous nous entendions très bien. Quelques querelles, mais ça arrive très souvent entre deux amis. Elles n'ont jamais été très longues, Mathias venait s'excuser dès qu'il avait compris qu'il avait tort. Quand c'était moi qui n'avais pas raison, je m'excusais tout de suite après notre querelle, je ne pensais pas toutes les méchancetés que j'ai pu lui dire au cours de toutes ses années à ses côtés. Puis, au collège, quand je l'ai enfin rejoint, il s'était fait deux autres amis, Zac et Erwan, et moi deux amies, Sonia et Alexia. Nous avons très vite appris à nous connaître, nous nous sommes appréciés et nous avons alors formé une bande de six amis unis. Depuis le collège, nous sommes toujours restés soudés, et nous savions que quoiqu'il arrive, nous pourrions toujours compter les uns sur les autres.
Je sortis de mes pensées, et rejoignis mes parents à l'extérieur. Le soleil resplendissait toujours, et je me sentis heureuse plus que jamais.
-Avec qui sors-tu ce soir ma chérie ?me questionnèrent mes parents.
-Avec Mathias, Erwan, Sonia, Alexia et Zac !
-Vous allez où ?
-Nous allons au Ricca Pizza à la Riche, c'est un petit restaurant italien pas très cher, il est à quinze minutes d'ici à peu près. Mathias nous emmènera avec sa camionnette.
-Soyez prudent sur la route, s'inquiéta ma mère.
-Ne t'inquiète pas ! Mathias est le seul qui peut conduire, il ne boira pas d'alcool de la soirée, c'est promis. Ensuite nous irons au PYM'S à Tours, dans l'avenue de Grammont, vous voyez où c'est ?
-Oui oui, bien sûr, nous y avons été avant toi ma chérie !
-Bon je vais aller me préparer alors ! Mathias passe me chercher à dix-neuf heures, je dois être prête ! Au fait, ça ne répond pas chez oncle Robert, je réessayerai quand je serais prête.
Sur ce, je me rendis dans ma chambre pour choisir des vêtements. Je n'ai aucune idée de ce que je vais me mettre. Un jean ? Une jupe ? Une robe ? Je crois que je vais opter pour la robe. J'en trouve justement une dans ma penderie, noire, ornée de petites perles au col, et qui m'arrive un peu au-dessus des genoux. Je m'installe confortablement sur mon petit tabouret, face à ma coiffeuse. Mes cheveux étaient légèrement décoiffés, et mon maquillage commençait à s'estomper. Je pris ma brosse, donnai un coup de peigne à mes cheveux, puis je les dressai en un chignon parfait. Mais cette coiffure ne me convenait pas. Je le défis, et laissai tomber mes cheveux librement sur mes épaules. Ils ondulaient légèrement, leur donnant un peu de volume. Je saisis ensuite mon ombre à paupière, m'en passai furtivement, puis je mis du mascara pour rehausser mon regard. Ma mère m'a toujours dit que d'aussi jolis yeux verts devaient être mis en valeur. Une fois maquillée, je restai assise, à contempler ma chambre. Mon lit deux places occupait une bonne partie de ma chambre, ma coiffeuse était adossée au mur, sous ma fenêtre, pour que je puisse me voir correctement lorsque je me maquille, mon armoire complétant le tout, à gauche de mon lit. Bon, il ne me restait plus qu'à me trouver une paire de chaussures. Je me rendis dans le placard à chaussures, et choisis une paire d'escarpins gris allant à merveille avec ma robe. Sept heures moins le quart. Ce qui me laisse un quart d'heures avant que Mathias n'arrive. Je vais en profiter pour appeler Robert et Jeanne. Je compose à nouveau le numéro, tombe de nouveau sur le répondeur. Je décide de laisser un message, disant que je m'inquiète vraiment, et que j'espère qu'il ne leur est rien arrivé. Ce sont mes parents qui m'ont tiré de mes rêveries quand ils sont entrés dans le salon.
-Tu es magnifique ! me dit ma mère,
-Merci, dis-je timidement. J'ai laissé un message à Robert et Jeanne, je m'inquiète vraiment.
-Ne t'inquiète pas, il y a sûrement une explication, s'empressa de répondre mon père.
Il est gentil lui, ne pas s'inquiéter ! Comment ne pas s'inquiéter ?
-J'entends Mathias qui arrive ! Bonne soirée papa, dis-je l'embrassant. Bonne soirée maman !lui dis-je à son tour.
-Faites attention Elie, soyez prudents, dit ma mère avec un ton d'amertume.
-Maman ! Tu sais très bien que nous ne buvons presque pas d'alcool, et Mathias même pas du tout !
-Je sais, mais ça me rend anxieuse. Je ne peux pas m'en empêcher Elie, je n'y peux rien, rétorqua ma mère.
-Allez, à demain ! Ne vous couchez pas trop tard, ne m'attendez pas, nous allons sûrement rentrer tard !
-Amuse-toi bien ! dit mon père d'un ton enjoué malgré son air triste.



________________________________

Voici le deuxième chapitre !
Ça vous plaît ?
Pensez-vous que les parents d'Elie ont raison de s'inquiéter? :)
Surprise pour la suite :D
Ceux qui veulent être prévenus, faites-le moi savoir :)

# Posté le mardi 14 juillet 2009 21:38

Modifié le dimanche 19 juillet 2009 16:57